Maudit fut ce corbeau qui représenta ma mort
Maudite fut cette ombre à mon tableau
Maudit fut ce bonheur éphémère
A présent mort décrit ton funèbre et magnifique cercle au dessus de mon corps.
Je suis étendu là, inerte, toute une vie à t'attendre tu sais.
Enfin tu es là, alors emporte moi.
Folie meurtrière qui m'envahit
Folie qui se souvient
Folie qui hurle sa colère
Folie qui se déchaine sur son ennemi
Ennemi qu'on croyait ami, celui là qu'on aimait, celui là même que bonheur nous procurait
Perdu dans ce monde que je mettais créé. Pour moi deux et deux font cinq et les chiens miaulent, il suffit
Pour ce crime je plaide coupable et demande la peine capitale.
J'aurais voulu achever, ce qu'entrepris je n'ai pas réussis, mes souhaits regrettés.
Inachevés, désinvoltes, meurtriers.
Au grand galop vers elle je cours.
Au grand galop vers elle je
m'envole
Au grand galop vers elle je meurs.
Et lorsque là bas je serais, j'assassinerais Dieu d'avoir voulut me rendre heureux.
J'ai voulu jouer avec le feu, le feu du bonheur que je croyais mien. Je me suis gravement brûlé, j'ai mal.
Pourquoi ne viens-tu pas me sauver ? Toi qui pour moi m'as dis toujours être là.
La lumière du sang qui s'écoule de mes veines m'éclairera-t-elle de l'autre côté ?
Ce bonheur devint ma dépendance, la branche qui me raccrocha à cette misérable vie.
Branche que tu as volontairement cassé lorsque de ma vie tu es parti.
Tu étais mon bonheur, celui qui coulait dans mes veines, alors je t'ai remplacé.
Erreur fatale.
Je vomis à présent le mal qui en moi circule depuis trop longtemps, je le laisse échapper.
Fugitif envole toi.
Cette étoile qu'en toi je voyais, s'est éteinte.
La dernière fois que j'eus touché à cette merde.
Ce fut là ton dernière triomphe, corbeau tenace de ma mort.
Le sang chaud s'écoule à nouveau, mon âme se met à nue.
J'accepte, j'accepte tout cela.
Marions-nous , toi et moi, mort prend moi.
J'accepte, j'accepte tout cela.
Je te livre ma chair fais en ce que tu veux.
Je te livre mon âme, déshabille-le la si tu veux.
Je te livre ma vie, tue-la si tu veux.
Je te livre mon c½ur mange-le et adieu.